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ECHEANCES

Dans un futur lointain où les hommes sont réduits à un numéro et à une efficacité professionnelle, 72 et 27 vont découvrir les joies simples de la vie et de l’amitié… Créé en Italie en 1996, « Echéances » (Scadenze) est devenu une référence du spectacle jeune public.

Texte : Rémo Rostagno et Antonio Vigano
D’après Elias Canetti (Vite a scadenza)
Mise en scène : Antonio Vigano
Avec Henri Botte et Christophe Moyer

Synopsis

Nous sommes dans un futur lointain, mais nous ne sommes pas dans la science-fiction. Dans ce futur hypothétique, les êtres ont un temps de vie prédéterminé, chacun sait le temps qu’il a à vivre, car son nom est le chiffre qui correspond exactement à son temps de vie.

Ainsi 27 a 27 ans à vivre et 72, 72 ans. Ils sont tous deux arpenteurs. Au petit matin ils se préparent pour aller mesurer les champs, mais il ne s’agit pas d’une journée comme les autres, car le lendemain sera l’anniversaire de tous les chiffres. 72 le perçoit comme un jour de fête. Mais 27 sait que c’est son dernier anniversaire, et craint de voir arriver cette échéance. Pour lui faire oublier son angoisse, 72 montre à 27 une vieille bobine de film qu’il a trouvée.

On y voit les gens d’autrefois. Tous deux découvrent qu’alors la vie humaine laissait une part au doute, au hasard, à l’individualité. On portait un nom, on ignorait l’avenir. Ils sont attirés par cette époque qui est la nôtre et la désirent tellement qu’ils oublient leur monde robotisé et rationalisé et retrouvent des sentiments de solidarité, d’amitié, bref d’humanité. Échéances pose une question métaphysique, celle du sens de notre vie, de notre rapport aux autres, à l’avenir et à la mort, donc de notre manière de vivre le présent.